Elisabeth Parlons de bourse ensemble !


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| Sujet: Des stocks agricoles bas à l'origine de la crise actuelle: Lun 12 Mai 2008 - 22:38 | |
| Je viens enfin de trouver une explication éclairante à la folle hausse des matières agricoles: voir cette vidéo: http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/science_actualites/sitesactu/video/popup_video.php?idmedia=37070&typeformat=QACTU&langue=fr&nb_video=
Mon résumé et commentaire: Pour le maïs et certaines matières agricoles substitutives du pétrole, c'est vrai, il y a l'aggravation de la hausse due à la production de bio-carburants, mais pour le reste, il faut chercher la raison essentielle de l'envolée des prix dans le cycle en place depuis 20 ans: commerce mondial favorisant la concurrence et diminution des protections douanières > baisse des prix agricoles sous l'impulsion de grandes compagnies commerciales et donc diminution du stock (on ne fait des stocks importants en silo que lorsqu'on anticipe une hausse future des prix) > élimination des petits producteurs > fragilisation du système de distribution locale des aliments, ceux-ci étant souvent produits au loin, transportés et importés. Stocks faibles et insuffisance de la production des agriculteurs locaux mis en difficulté par la concurrence internationale => risque de pénurie au moindre incident. |
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Elisabeth Parlons de bourse ensemble !


Inscrit le : 29 Jan 2005 Messages : 5693
| Sujet: Re: Des stocks agricoles bas à l'origine de la crise actuelle: Lun 12 Mai 2008 - 23:08 | |
| Il y a quelques jours j'ai parcouru, par curiosité, un exemplaire d'un hebdomadaire destiné aux agriculteurs; je crois qu'il s'agit de France agricole. J'ai acheté le journal car on y parlait de la crise agricole. Le fait suivant a attiré mon attention; il rejoint ce qui est dit dans cette vidéo: ¤J'ai trouvé dans ce journal un encart parlant de risque d'absence d'échanges pour le tournesol: à force de concentrer les productions sur les seules zones où elles sont très rentables et à faible coût, on a pour le tournesol une situation bien particulière avec seulement deux gros exportateurs (le premier est la rive de la Mer Noire et le second -je ne me rappelle plus de ma lecture - un pays d'Amérique du Sud); on sera donc confronté à une flambée des prix dès qu'il y aura un problème climatique ou une absence d'échange (cessation des exportations, par exemple).
¤J'ai également aperçu un encart sur le blé, qui indiquait que les agriculteurs français risquaient de ne pas trouver facielement preneur pour leur production, au prix actuel, malgré la situation de quasi-pénurie. Ces tensions sur les prix sont ingérables. _________________ Animatrice sur dérivés. Sur boursorama, mon pseudonyme est 56529597 |
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Albert Passionné de bourse !


Inscrit le : 29 Jan 2005 Messages : 1037
| Sujet: Re: Des stocks agricoles bas à l'origine de la crise actuelle: Mar 13 Mai 2008 - 9:54 | |
| | Le sort qui est réservé aux agriculteurs est une chose qui me choque beaucoup. Qu'ils gagnent des clopinettes pour les petits exploitants je trouve ça lamentable. C'est la même chose en afrique où ils ne peuvent pas vivre de leur travail. Mais des pays comme le Sénégal semble avoir compris la leçon en y ayant payé le prix fort et en décidant de revenir à l'autosuffisance alimentaire. |
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Elisabeth Parlons de bourse ensemble !


Inscrit le : 29 Jan 2005 Messages : 5693
| Sujet: Re: Des stocks agricoles bas à l'origine de la crise actuelle: Mar 13 Mai 2008 - 20:49 | |
| Moi aussi je suis choquée. ¤Un de mes voisins est en train de transformer deux prairies contigües en champ de maïs, (denrée devenue si chère), pour pouvoir nourrir ses bêtes. On va finir par avoir des comportements menant à l'autarcie, si cela continue.
¤J'ai trouvé dans une annexe de ma maison, qui était anciennement habitée par un paysan, des exemplaires de journaux hebdomadaires datant des années 1980, le journal "La Terre", par exemple; je ne les ai pas jetés et vais les lire, pour comprendre ce qui s'est passé pour que la situation agricole se dégrade à ce point. Ce journal était un journal d'opposition (Fondateur: Waldeck Rochet, et Directeur André Lajoignie), mais j'ai aperçu des articles relatant des situations pas normales: par exemple des tournées de ramassage de lait qui cessaient de faire le détour chez les petits producteurs: les acheteurs industriels de lait ne voulant pas faire affaire avec des propriétaires isolés de petits troupeaux de laitières. C'est avec ce système de la rentabilité à tout prix pour vendre le moins cher possible aux centrales d'achat que, même en France, on a poussé à l'arrêt pas mal d'exploitations (non reprises par les enfants lorsque les parents prennent leur retraite, par exemple). Et c'est ce système qui a amené à une agriculture intensive avec remembrements destructeurs pour l'environnement, surexploitation des ressources et hypermécanisation; et salaires miséreux pour les paysans, endettés jusqu'au cou à cause de leurs achats de gros matériel. Il y a quelques années j'avais visité une exploitation céréalière aux alentours de Moulins en Allier: il y avait un seul poste de travail, celui du chef de famille, pour près de 120 ha de champs. Surfaces très grandes, dénudées, sans arbres, sans haies (on se serait cru au nord d'Orléans); l'unique agriculteur était suréquipé (il le fallait bien, puisqu'il était seul et souhaitait une forte productivité pour contrer les prix de vente bas): multiples tracteurs et remorques utilitaires, silos, granges, etc... Journées de travail très longues. A la fin de la visite, il nous a avoué qu'il gagnait à peu près le SMIC, les années normales, sans calamités agricoles.
Finalement, on a, en ne payant pas correctement les paysans pour leur travail, poussé pas mal d'entre eux à démembrer leur exploitation au moment de la retraite (champs vendus aux voisins et maison d'habitation vendue à un citadin -- c'est comme cela que j'ai acheté ma maison, d'ailleurs), et forcé les autres à faire du travail intensif destructeur pour l'environnement et ne permettant ni aux paysans de vivre décemment, ni aux consommateurs de manger de la nourriture de bonne qualité, voire de la nourriture bonne pour la santé. On critique les éleveurs bretons de porc parce qu'ils font de l'intensif et polluent leur région, mais comment, lorsqu'on gagne une somme ridicule par bête vendue, faire autrement que de multiplier le cheptel, pour arriver à vivre? Il faut que les consommateurs européens acceptent de payer assez cher une nourriture en échange d'un retour à une promesse de qualité. Et aussi paient à leur prix les bananes ou le café et le cacao des pays en voie de développement. Le système du commerce équitable est remarquable, et je m'y suis mise depuis trois ans: j'achète toujours mon café de cette manière. |
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Elisabeth Parlons de bourse ensemble !


Inscrit le : 29 Jan 2005 Messages : 5693
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dcrouzet Je m'enhardis

Inscrit le : 08 Aoû 2008 Messages : 29
| Sujet: Re: Des stocks agricoles bas à l'origine de la crise actuelle: Mar 12 Aoû 2008 - 21:47 | |
| Hypothèse bête !
1. Voir : http://www.thelongwaveanalyst.ca/cycle.html
Il se pourrait que ce graph soit faux et que l'hiver ait commencé en... 2007. On remarque qu'à chaque hiver l'indice PPI de l'inflation baisse. S'il y a un spécialiste de Kondriateff, j'aimerais bien qu'il me confirme qu'en hiver les mp baissent.
2. Voir en plus : http://www.chartsrus.com/charts.php?image=http://www.sharelynx.com/chartsfixed/CRBCPI.gif
http://www.chartsrus.com/charts.php?image=http://www.sharelynx.com/chartsfixed/CRBSPOT.gif
Pour le cycle inflationniste, se peut-il en regardant le CRB par exemple qu'il ait commencé comme indiqué en 1940-1950 et qu'il y ait eu un seul sycle de hausse en plusieurs vagues mais que cette hausse serait en train de s'achever ? Pour la date de départ, cela paraît étrange, disons plutôt que ce cycle aurait pu commencer en 1972... et non en 2001 comme disent certains. Dans mon hypothèse, ce cycle toucherait à sa fin. Certaines mp volatiles comme l'or pourraient donner l'illusion qu'il y a eu plusieurs cycles alors qu'il s'agissait seulement de vagues ? |
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